Bonjour à tous !
J’ai longtemps eu un article ici qui présentait simplement mon travail comme “tatoueuse à Avignon”. Et en le relisant aujourd’hui, je me suis rendu compte qu’il ne racontait plus vraiment la bonne chose. Avignon fait évidemment partie de mon histoire, parce que j’y ai grandi dans le tatouage et que Graphicaderme est lié à ma famille depuis toujours, mais mon travail ne se résume plus à une ville.
Ce que j’ai envie de garder dans cet article, c’est plutôt ma manière de travailler : les grands projets, l’Art nouveau, la couleur, le noir et gris, la peinture et surtout cette obsession de construire une image qui fonctionne vraiment sur le corps.
Je pars rarement d’un simple “motif”
Quand quelqu’un vient avec une idée, je pense très vite en composition. La zone du corps, la taille, la façon dont le tatouage va bouger, ce qu’on va voir de loin, ce qui doit rester lisible dans dix ans… tout ça compte autant que le sujet lui-même.
Un dessin peut être magnifique sur papier et devenir complètement plat une fois posé sur un bras ou dans un dos. C’est souvent là que commence vraiment mon travail : adapter l’image au corps plutôt que simplement la reproduire.

La peinture revient souvent dans mes projets
Alphonse Mucha, Tamara de Lempicka, Édouard Bisson, le Caravage… ce sont des références que je regarde depuis longtemps et qui finissent forcément par se glisser dans ma façon de composer.
Je ne cherche pas forcément à copier une œuvre telle quelle. Ce qui m’intéresse davantage, c’est de comprendre ce qui lui donne sa force : une posture, une lumière, une ligne, une façon de guider le regard. Ensuite seulement je regarde comment cette logique peut être transposée sur la peau.
Sur certains projets, comme Madame Boucard de Tamara de Lempicka, je reste très fidèle à l’œuvre. Sur d’autres, la référence devient beaucoup plus diffuse.
Art nouveau, couleur, noir et gris : je mélange beaucoup plus qu’avant
J’ai longtemps essayé de définir mon travail avec des catégories très précises. Aujourd’hui, j’en ai beaucoup moins envie. Il y a évidemment beaucoup d’Art nouveau, parce que j’aime les lignes organiques et les compositions qui accompagnent le corps. Il y a de la couleur, qui a pris énormément de place dans mon travail, mais aussi toujours du noir et gris.
Je garde également quelque chose du néotraditionnel dans la lisibilité et la structure. Ce qui m’intéresse, c’est surtout que le tatouage reste fort une fois toutes ces influences mélangées.
J’ai détaillé cette évolution dans mon article sur ma manière de travailler la couleur, ainsi que dans celui consacré à mes compositions Art nouveau.
Avignon reste une partie importante de mon parcours
Je ne vais évidemment pas effacer Avignon de mon histoire sous prétexte que mes projets ont évolué. C’est là que j’ai grandi autour de Graphicaderme, que j’ai rencontré énormément de tatoueurs, que j’ai fait une grande partie de mes premières grosses pièces et que j’ai reçu en 2025 un prix en tatouage couleur à la Convention d’Avignon.
Mais aujourd’hui, je préfère que ce blog raconte mon travail de façon plus large, sans associer automatiquement chaque projet à une adresse précise. Les villes changent, les projets bougent, les guest spots aussi. Mon approche, elle, reste beaucoup plus stable.
Ce qui reste toujours au centre
Une composition lisible, une image qui suit le corps, suffisamment d’espace pour qu’elle puisse évoluer dans le temps et une vraie discussion avec la personne qui va la porter.
C’est finalement ça que je veux garder ici, bien plus qu’une simple page “tatouage à Avignon”. Si vous découvrez mon travail avec cet article, vous pouvez aussi aller voir mon parcours complet entre tatouage, design et webdesign.
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