Bonjour à tous !
J’ai grandi en croisant énormément de tatoueurs, parfois sans réaliser tout de suite qui ils étaient vraiment dans le milieu. Shane O’Neill fait partie de ces personnes-là. C’est un ami de longue date de mon père, donc je l’avais déjà croisé en convention en France et aux États-Unis bien avant de participer à son séminaire chez Graphicaderme à Avignon.
On était même allés dans son studio Inkfamous, dans le Delaware, lorsqu’il nous avait invités chez lui. À l’époque, tout ça me paraissait presque normal. Avec le recul, évidemment, je me rends compte que ce n’était pas exactement le quotidien de tout le monde.
Deux jours autour du portrait réaliste
Le séminaire était organisé dans le cadre de Tatouage & Partage et tournait principalement autour du portrait réaliste. Il y avait une partie plus technique, puis une partie pratique avec la réalisation d’un portrait en direct.

Ce que j’aime dans ce type de journée, c’est qu’on voit beaucoup plus que le résultat final. On regarde la préparation de l’esquisse, le choix du matériel, la façon dont les contrastes sont posés, l’ordre dans lequel les zones sont travaillées et tous les petits ajustements qu’on ne voit jamais sur une photo Instagram.
Voir quelqu’un travailler apprend énormément
On peut connaître toute la théorie du monde, mais regarder une personne prendre ses décisions en direct reste très différent. On comprend pourquoi elle commence par telle zone, pourquoi elle simplifie un détail ou pourquoi elle pousse davantage un contraste à un endroit précis.
Et surtout, ça rappelle que le réalisme ne consiste pas uniquement à empiler le plus de détails possible. Il faut une vraie hiérarchie dans l’image, sinon tout finit par avoir la même importance.
Plusieurs tatoueurs, plusieurs façons de penser le même sujet
D’autres artistes participaient également au séminaire, notamment Manu Badet et Julien Thibers. J’avais trouvé intéressant de voir plusieurs approches autour du portrait et du réalisme, parce qu’on peut arriver à des résultats complètement différents tout en travaillant le même type de sujet.

Ce que j’en ai surtout gardé
Revenir à la construction avant de courir après le détail. C’est probablement ce qui m’est resté le plus.
Avec le temps, je me rends compte que c’est aussi exactement ce que je cherche dans mes propres tatouages : une structure claire, des contrastes bien placés et une image qui fonctionne avant même qu’on commence à ajouter toutes les petites informations.
C’est une logique que j’ai développée ensuite dans mes projets Art nouveau et que j’explique plus précisément dans mon article sur ma façon de construire une composition.
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