Séminaire de Shane O’Neill à Avignon : ce que j’ai appris.

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tatoueuse en train de dessiner un tatouage sur le dos à avignon.

Bonjour à tous !

J’ai grandi en croisant énormément de tatoueurs, parfois sans réaliser tout de suite qui ils étaient vraiment dans le milieu. Shane O’Neill fait partie de ces personnes-là. C’est un ami de longue date de mon père, donc je l’avais déjà croisé en convention en France et aux États-Unis bien avant de participer à son séminaire chez Graphicaderme à Avignon.

On était même allés dans son studio Inkfamous, dans le Delaware, lorsqu’il nous avait invités chez lui. À l’époque, tout ça me paraissait presque normal. Avec le recul, évidemment, je me rends compte que ce n’était pas exactement le quotidien de tout le monde.

Deux jours autour du portrait réaliste

Le séminaire était organisé dans le cadre de Tatouage & Partage et tournait principalement autour du portrait réaliste. Il y avait une partie plus technique, puis une partie pratique avec la réalisation d’un portrait en direct.

Shane O’Neill pendant un séminaire de tatouage
Shane O’Neill pendant le séminaire.

Ce que j’aime dans ce type de journée, c’est qu’on voit beaucoup plus que le résultat final. On regarde la préparation de l’esquisse, le choix du matériel, la façon dont les contrastes sont posés, l’ordre dans lequel les zones sont travaillées et tous les petits ajustements qu’on ne voit jamais sur une photo Instagram.

Voir quelqu’un travailler apprend énormément

On peut connaître toute la théorie du monde, mais regarder une personne prendre ses décisions en direct reste très différent. On comprend pourquoi elle commence par telle zone, pourquoi elle simplifie un détail ou pourquoi elle pousse davantage un contraste à un endroit précis.

Et surtout, ça rappelle que le réalisme ne consiste pas uniquement à empiler le plus de détails possible. Il faut une vraie hiérarchie dans l’image, sinon tout finit par avoir la même importance.

Plusieurs tatoueurs, plusieurs façons de penser le même sujet

D’autres artistes participaient également au séminaire, notamment Manu Badet et Julien Thibers. J’avais trouvé intéressant de voir plusieurs approches autour du portrait et du réalisme, parce qu’on peut arriver à des résultats complètement différents tout en travaillant le même type de sujet.

Shane O’Neill et Stéphane Chaudesaigues pendant le séminaire
Shane O’Neill et Stéphane Chaudesaigues pendant le séminaire.

Ce que j’en ai surtout gardé

Revenir à la construction avant de courir après le détail. C’est probablement ce qui m’est resté le plus.

Avec le temps, je me rends compte que c’est aussi exactement ce que je cherche dans mes propres tatouages : une structure claire, des contrastes bien placés et une image qui fonctionne avant même qu’on commence à ajouter toutes les petites informations.

C’est une logique que j’ai développée ensuite dans mes projets Art nouveau et que j’explique plus précisément dans mon article sur ma façon de construire une composition.

PAR
Tamara
Chaudesaigues

Bienvenue ! Moi, c’est Tamara, webdesigner et fondatrice de Minuit d’Orsay à Paris. Sur ce blog, je partage mes looks, les produits de beauté que j’utilise, mes découvertes et les adresses où je retourne. Il y a aussi mes photographies, les expositions que je visite, mes voyages — souvent à Londres — et les projets qui occupent mes journées. Le design et le tatouage font partie de mon parcours et de ce que je raconte ici. Vous trouverez mes avis, mes essais et les détails que j’ai envie de garder et de partager avec vous.

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