Ma visite de la Tate Modern à Londres

7 min de lecture
Salle sur Wyndham Lewis, le vorticisme et la revue BLAST à la Tate Modern

Hello tout le monde !

Aujourd’hui, j’avais envie de vous parler de la Tate Modern à Londres. J’avais pris beaucoup de photos pendant ma visite et, en les regardant, je me suis dit que ça méritait vraiment un article entier !

Puis surtout c'est gratuit, on adore !

La Tate Modern se trouve à Bankside, au bord de la Tamise. Le musée est immense, donc n’essayez pas forcément de tout faire en une seule fois. J’ai préféré avancer tranquillement et m’arrêter devant les œuvres qui m’attiraient vraiment.

Babel de Cildo Meirele

J’ai adoré cette installation ! Babel, réalisée par Cildo Meireles en 2001, est une immense tour composée de centaines de radios anciennes. Elles sont toutes allumées et diffusent des stations différentes à faible volume.

Au début, j’ai surtout regardé les couleurs, les cadrans et toutes les formes de radios empilées. Puis on entend les voix et les musiques qui se mélangent. On essaie d’écouter, mais on ne comprend plus rien. L’œuvre parle justement de la difficulté à communiquer lorsque tout le monde parle en même temps. C’est l’une de celles qui m’a le plus marquée pendant la visite, j'ai beaucoup aimé l'ambiance dans cette pièce.

Marilyn Diptych d’Andy Warhol

J’avais déjà vu cette œuvre énormément de fois en photo, mais en vrai c'est quelque chose. D’un côté, les portraits de Marilyn sont très colorés. De l’autre, ils deviennent noirs et blancs et disparaissent, progressivement.

On connaît tellement cette image qu’on oublie presque de la regarder. Devant l’œuvre, on voit beaucoup mieux la répétition, les défauts d’impression et le contraste entre les deux parties. Très beau.

Le Téléphone-homard de Salvador Dalí

Impossible de ne pas photographier le Téléphone-homard de Salvador Dalí ! C’est exactement ce que son nom indique : un homard posé à la place du combiné d’un téléphone. C’est absurde, très drôle et pourtant l’objet fonctionne visuellement. J’aime beaucoup les œuvres qui restent faciles à regarder même lorsqu’on ne connaît pas toute leur histoire.

J’ai aussi beaucoup aimé cette sculpture translucide. Les couleurs apparaissent directement dans la matière et changent selon l’endroit où l’on se place. Les pieds sont immenses par rapport au reste du corps et c’est ce que j’ai remarqué en premier.

Wyndham Lewis et la revue BLAST

Cette partie consacrée à Wyndham Lewis et à la revue BLAST m’a énormément plu. J’ai regardé les tableaux, mais aussi les couvertures, les grandes lettres noires, le rose très vif et toute la construction des pages.

J’ai presque autant regardé les pages de BLAST que les tableaux. Les grandes lettres noires, le rose très vif, la façon dont le texte prend toute la place : plus d’un siècle après, l’ensemble paraît encore très actuel. Ça m’a aussi fait penser au travail de Fraser Muggeridge, une autre référence du graphisme londonien que j’aime beaucoup.

Les Guerrilla Girls

J’étais aussi très contente de voir les affiches des Guerrilla Girls. Depuis les années 1980, ce collectif féministe dénonce avec des chiffres et beaucoup d’humour la faible représentation des femmes artistes dans les musées et sur le marché de l’art.

Leurs affiches vont droit au but : du rose, du jaune, du noir, de très grands titres et des questions auxquelles les institutions ne peuvent pas vraiment échapper. Tout se comprend rapidement, mais on a envie de s’approcher pour lire chaque affiche.

Affiches féministes des Guerrilla Girls exposées à la Tate Modern à Londres

Les autres œuvres que j’ai photographiées

Parmi mes autres photos, il y a cette scène de baigneurs d’Ernst Ludwig Kirchner et cette grande peinture remplie de personnages étranges. Je ne connaissais pas forcément toutes les œuvres avant d’entrer et c’est aussi ce que j’aime dans ce musée : on vient pour voir certains artistes très connus et on découvre complètement autre chose dans la salle suivante.

Les informations pratiques

  • Adresse : Bankside, Londres SE1 9TG.
  • Entrée : les collections permanentes sont gratuites. Les expositions temporaires sont généralement payantes.
  • Pour la visite : le musée est très grand. Regardez le plan et choisissez les salles qui vous intéressent le plus plutôt que de vouloir tout faire.
  • Horaires et expositions : vérifiez les informations à jour sur le site officiel de la Tate Modern.

Vous pouvez facilement ajouter la Tate Modern à une journée le long de la Tamise. Pour préparer le reste du séjour, vous pouvez retrouver toutes mes adresses préférées à Londres. J’ai aussi publié une journée complète à Hampstead et mon avis sur SOMA Soho.

La boutique de la Tate Modern

Je termine évidemment par la boutique du musée ! Mon péché mignon, ce sont les beaux livres et les magazines très design. J’adore regarder les couvertures, les typographies, les papiers et les mises en page. La sélection de la Tate est vraiment très belle et j’aurais facilement pu repartir avec la moitié de cette étagère.

Je crois que c’est aussi pour ça que je reste toujours beaucoup trop longtemps dans ce rayon. Je peux acheter un livre uniquement pour sa couverture, une typographie ou une mise en page, puis le ressortir des mois plus tard parce qu’un détail me revient. Je fonctionne beaucoup comme ça : je garde des images, des couleurs et des compositions en tête sans forcément savoir tout de suite ce que j’en ferai.

Au fond, c’est aussi pour ça que j’ai créé Minuit d’Orsay : j’aime comprendre comment des images, des mots et quelques choix graphiques peuvent donner une vraie personnalité à un projet. Et si vous êtes justement en train d’imaginer le vôtre, vous pouvez m’en parler ici.

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