Séminaire de Shane O'Neill à Avignon chez Graphicaderme : retour d’expérience sur le portrait réaliste, la construction d’image et l’approche du tatouage.
Revenir à des bases simples
J’ai eu l’occasion de participer au séminaire de Shane O'Neill à Avignon, Chez Graphicaderme.
Shane O'neill est un tatoueur américain reconnu pour son travail en réalisme, et connu du grand public pour sa participation à Ink Master.
C’est un ami de longue date de mon père, Stéphane Chaudesaigues. Ayant grandit dans ce milieu, j’ai eu l’occasion de le croiser plusieurs fois en convention, en France comme aux États-Unis. Plus jeune, j’ai pu faire plusieurs conventions aux USA, notamment une qui m'a marquée, organisée à bord du RMS Queen Mary à Long Beach, en Californie organisée par la National Tattoo Association.
On a aussi eu l’occasion d’aller dans son salon, Inkfamous, lorsqu’il nous a invités chez lui, dans le Delaware.
Un séminaire organisé dans le cadre de l’association Tatouage & Partage. Le séminaire était centré sur le portrait réaliste, avec deux journées différentes : une partie plus technique, et une autre plus pratique avec la réalisation d’un portrait en direct.
Une approche très concrète
Ce qui est intéressant dans ce type de séminaire, c’est de voir comment un tatouage se construit réellement.

On ne parle pas seulement du rendu final, mais de tout ce qu’il y a avant : le choix des aiguilles, la préparation de l’esquisse, la gestion des contrastes et des volumes.
Tout est pensé en amont.
C'est ce rapport à la construction que j'explore aussi dans mon article sur l'identité artistique dans le tatouage.
Voir le travail en direct
Le fait de voir un portrait réalisé en direct change pas mal de choses.
On comprend mieux les étapes, les décisions, les ajustements. Ça rend le travail beaucoup plus concret, et ça enlève un peu l’idée que tout repose uniquement sur le détail.
Un cadre intéressant
Le séminaire se déroulait sur deux jours à Avignon, chez Graphicaderme.
D’autres artistes étaient également présents, comme Manu Badet et Julien Thibers, avec des approches différentes mais toujours autour du portrait et du réalisme.

C’est aussi ça qui est intéressant : voir plusieurs manières de travailler autour d’un même sujet.
Ce que j’en retiens
Cela permet surtout de remettre l’accent sur certaines bases : prendre le temps de construire, réfléchir avant d’ajouter, et garder une lecture claire, et évidemment s'améliorer dans la technique.
C'est d'ailleurs ce qui détermine si un tatouage tient dans le temps, un sujet que j'explore dans mon article sur comment vieillit un tatouage en couleur.
C’est quelque chose que je continue à développer dans ma technique de tatouage à Avignon, chez Graphicaderme.
Le séminaire a eu lieu à Avignon, chez Graphicaderme, dans le cadre d’un événement autour du tatouage et du portrait réaliste.
Un séminaire permet surtout de comprendre la manière de travailler d’un artiste : construction de l’image, gestion des contrastes, choix techniques et approche globale du tatouage.
Un tatouage doit rester lisible dans le temps. Si la base n’est pas solide dès le départ, le rendu peut se perdre avec les années, même s’il paraît réussi au début.
Observer est une part importante. Comprendre comment un tatoueur construit une image, fait ses choix et gère ses contrastes permet déjà d’évoluer.
Au-delà du style, il faut regarder la cohérence du travail, la manière dont les pièces sont construites, et comment elles évoluent dans le temps.
