J’ai vu Oasis : Don’t Look Back in Anger à Lyon, mon avis sur le documentaire

9 min de lecture
Affiche du documentaire Oasis Don’t Look Back in Anger au cinéma Comoedia à Lyon

Bonjour à toutes et à tous !

Hier soir, j’étais au Comoedia à Lyon pour voir Oasis : Don’t Look Back in Anger et, pour une fois, je n’ai pas attendu trois semaines avant d’avoir envie d’en parler ici. J’avais prévu d’y aller depuis un moment avec des amis et Greg. Oasis et moi, ce n’est pas une lubie récente liée à leur retour : je les écoute depuis que je suis petite.

Le tout premier déclic, c’était Stop Crying Your Heart Out dans L’Effet papillon avec Ashton Kutcher. Un film qui traînait à la maison et que je n’avais peut-être pas franchement l’âge de regarder, mais bon… on s’ennuyait un peu avec ma sœur. Je vous mets la chanson ici, les vrais reconnaîtront. Et Liam est juste incroyable sur ce live.

Je me souviens surtout de la chanson, de l’effet qu’elle m’avait fait, puis de tout ce qui est venu derrière. J’avais environ 8 ou 9 ans quand j’ai découvert Oasis. Ensuite il y a eu Liam, Noel, les albums, les lives, les interviews… et des années plus tard je suis toujours là, toujours aussi fan. Au point d’aller chercher leurs vinyles dans les disquaires londoniens dès que j’en croise un, j’en parle d’ailleurs dans mes adresses à Londres.

Donc quand j’ai vu que le documentaire consacré à leurs retrouvailles passait au cinéma, autant vous dire que la place était déjà mentalement réservée.

La projection au Comoedia à Lyon

La séance avait lieu le 11 septembre au Cinéma Comoedia à Lyon, dans le cadre d’une projection unique. L’ambiance était vraiment sympa, avec forcément pas mal de gens venus parce qu’ils aiment déjà Oasis, mais sans ce côté où chacun essaie de prouver qu’il connaît mieux le groupe que son voisin.

C’était agréable d’être dans une salle avec des gens qui avaient envie de voir le même film et de rire tous ensemble aux blagues de Liam et Noel.

Avant la projection, Alban Jamin, enseignant en Lettres modernes et cinéma au lycée Auguste et Louis Lumière de Lyon et à l’Université Lumière Lyon 2, nous a présenté le documentaire et remis un peu de contexte autour du projet.

Il intervient aussi régulièrement à l’Institut Lumière pour présenter et analyser des films, donc on sent tout de suite qu’il connaît vraiment son sujet, sans que ça ressemble pour autant à un cours magistral.

J’ai beaucoup aimé ce moment parce que ça permettait d’entrer dans le film autrement. Le projet a été imaginé par Steven Knight, le créateur de Peaky Blinders, puis réalisé par Dylan Southern et Will Lovelace.

Autant vous dire qu’on attendait quelque chose de très bien construit visuellement, et ça se sent. Les images sont superbes, mais surtout il y a un vrai récit. On n’a pas l’impression de regarder deux heures d’archives collées les unes aux autres juste pour profiter du retour d’Oasis.

De 2009 aux retrouvailles de 2025

Le film revient sur leur rupture en 2009, puis nous emmène jusqu’aux retrouvailles et à la tournée de 2025. Évidemment, quand on aime Oasis, on connaît déjà les grandes lignes de l’histoire. Mais les voir revenir dessus ensemble, avec le recul et tout ce qu’ils ont vécu entre-temps, ce n’est pas la même chose.

Ce que j’ai aimé, c’est qu’on ne nous vend pas des retrouvailles parfaites. Liam et Noel restent exactement eux-mêmes, avec leurs caractères, leurs vannes, leur façon de se parler et tout ce qui va avec.

Mais on sent aussi qu’avec les années ils ont pris du recul et qu’ils réalisent vraiment ce qu’ils ont construit ensemble. Et forcément, ça rend certains moments très touchants.

Il y a plein de moments où on voit autre chose que les deux personnages qu’on connaît dans les interviews. Derrière l’arrogance, les vannes et les années de guerre entre eux, on voit quand même deux frères qui ont un cœur, qui sont reconnaissants de ce qu’Oasis leur a donné et qui comprennent très bien ce que le groupe représente pour les gens.

Ma vision de Noel a un peu changé

Je vais être très prévisible : j’ai toujours eu plus d’affection pour Liam.

Liam reste Liam dans le documentaire, et heureusement. Il garde son arrogance, son côté je-m’en-foutiste, son humour, ses parkas et ses lunettes de soleil que je cherche évidemment à retrouver à chaque fois (oui, j’ai un petit côté obsessionnel là-dessus) et cette façon d’être complètement lui-même. C’est aussi pour ça qu’on l’aime!

Mais j’ai trouvé Noel très touchant, et ma vision de lui a quand même un peu changé. Il paraît beaucoup plus posé, beaucoup plus conscient de tout ce qu’il y a autour du groupe aussi. On comprend mieux pourquoi il a souvent été celui qui gardait les pieds sur terre pendant que Liam partait dans tous les sens.

Je n’ai évidemment pas changé de camp en sortant du cinéma, mais je l’ai trouvé beaucoup plus attachant que l’image que j’avais de lui avant.

Les images de concert m’ont vraiment touchée

Les images de la tournée sont incroyables. Et je ne parle pas uniquement du fait qu’elles soient belles à regarder sur grand écran. Ce qui m’a le plus marquée, c’est de voir les visages dans le public et toutes les générations réunies autour des mêmes chansons.

C’est là qu’on comprend à quel point Oasis continue de traverser les générations. Il y a ceux qui les ont connus dans les années 90, ceux qui les ont découverts après la séparation, et des gens beaucoup plus jeunes qui n’étaient même pas nés quand le groupe s’est arrêté en 2009. Pourtant les paroles continuent de résonner. Elles parlent à des gens qui n’ont pas le même âge, pas la même histoire et parfois même pas la même relation au rock.

C’est aussi ce que j’aime chez eux depuis toujours. Les chansons peuvent être très simples dans ce qu’elles racontent, mais elles touchent à des choses que tout le monde comprend : avoir envie d’autre chose, vouloir avancer, se sentir un peu à côté, être triste mais continuer quand même. Et forcément, quand des dizaines de milliers de personnes chantent les mêmes mots ensemble, ça prend une autre dimension.

Don’t Look Back in Anger et Manchester

Le titre du documentaire me touche aussi pour tout ce qu’il représente à Manchester. Après l’attentat de la Manchester Arena en 2017, Don’t Look Back in Anger a été reprise spontanément lors des rassemblements et elle est devenue encore plus liée à la ville et à ses habitants.

Je trouve que ça dit beaucoup de la place qu’Oasis a prise avec le temps. Il y a des chansons qu’on finit par rattacher à une période de sa vie, à une ville, à quelqu’un, parfois même à un événement collectif. À ce stade, elles ne sont plus seulement à eux. Et je crois que c’est aussi pour ça que leur retour touche autant de monde.

Et Live Forever reste Live Forever

Je pourrais faire semblant d’hésiter et vous sortir un classement des chansons qui fonctionnent le mieux dans le film, mais non. Live Forever reste la meilleure. Je ne vais pas bouger là-dessus.

Toutes leurs chansons font quelque chose dans une salle de cinéma, surtout avec les images de concert, mais celle-ci a toujours eu une place à part pour moi. Il y a à la fois quelque chose de mélancolique et de complètement sûr de soi dedans, et je trouve que c’est Oasis résumé en quelques minutes.

Et elle a eu énormément d’importance dans ma vie. Il y a des fois où je l’écoute et je pleure en chantant, et d’autres où je me rends compte que, cette fois, je n’ai pas pleuré et que ça va mieux. C’est difficile à expliquer, mais il y a des chansons qui nous accompagnent vraiment selon les périodes de notre vie.

Ce que j’ai surtout aimé dans le documentaire

Je n’ai pas vraiment de gros défaut à lui trouver. Je l’ai trouvé beau, intéressant, très bien tourné et surtout jamais trop solennel. Il y a de l’émotion, beaucoup même, mais toujours avec cet humour britannique que j’aime énormément. Ils peuvent être en train de parler de quelque chose de très touchant et, deux minutes après, sortir une remarque qui casse complètement le sérieux de la scène. Et c'est ça que j'adore.

C’est aussi ce qui m’a donné envie d’écrire cet article. Je suis sortie du cinéma avec l’impression d’avoir vu un documentaire fait par des personnes qui comprennent très bien ce qu’Oasis représente sans essayer de transformer le groupe en monument intouchable. On retrouve les deux frères comme ils sont, avec leur histoire, leurs défauts, leurs années de séparation et tout ce qui fait qu’on a continué à les écouter malgré tout.

Si vous aimez Oasis, oui, allez le voir si vous en avez l’occasion. Et même si vous connaissez surtout les grandes chansons, je pense que ça marche quand même très bien. On parle d’Oasis évidemment, mais aussi de deux frères, du temps qui passe, de ce qu’on garde après des années de séparation et de la place que la musique peut prendre dans une vie.

Je suis ressortie en les aimant encore un peu plus, avec une vision différente de Noel, exactement la même affection pour Liam et surtout une énorme envie de remettre tous les albums en rentrant. Et cette fois, pour la tournée 2027, j’aurai ma place. Pas de concessions.

Si vous découvrez le blog avec cet article, vous pouvez aussi aller voir mes adresses à Londres — Oasis y revient forcément entre les disquaires et les vinyles. Et pour comprendre un peu mieux tout ce que je raconte ici, du design au tatouage en passant par Londres, j’ai aussi fait un article pour me présenter.

Et oui : Live Forever, toujours numéro un.

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