Les archétypes qui m’ont construite.

Liam Gallagher marchant dans une rue urbaine, silhouette de dos, esthétique britpop et ambiance musicale britannique.

Une question de présence

Je n’ai jamais pensé mon univers en termes de styles.
Que ce soit en musique, en image ou dans mon travail, ce qui m’a toujours guidée, c’est l’attitude.

Avec le temps, je me rends compte que tout part de .

Le premier repère

Mon premier archétype, avant les peintres, avant les disques, c’est mon père.
Et je préfère préciser tout de suite — papa, si tu lis ces lignes — non, je te rassure, tu ne ressembles ni à Ozzy Osbourne ni à Marilyn Manson.

Le calme derrière la présence

La musique que j’associe à mon père, ce sont des univers comme Massive Attack, Archive, Yello ou Ez3kiel.
Ce n’est pas seulement une question de goût : cette musique lui ressemble.

Il y a là un contraste qui m’a toujours marquée : une forte présence dans la vie, associée à une musique calme, profonde, presque introspective.

L’autre versant : l’impact et l’image

Black Sabbath, Led Zeppelin, Ramones, David Bowie, KISS, The Rolling Stones, Depeche Mode, Sisters of Mercy, mais aussi Rob Zombie et j'en passe.

Comme si la musique exprimait ce qui n’avait pas besoin d’être montré.

Ce qui revient le plus souvent

Oasis, The Stone Roses, Sex Pistols, The Clash, The Beatles, Ozzy Osbourne. Ce ne sont pas des références prises au hasard. Ce sont des artistes que j’écoute régulièrement, parce qu’ils partagent quelque chose de très précis.

Ce qui les relie, ce n’est pas juste un style ni une époque. C’est une énergie commune : une forme d’arrogance, parfois. De provocation aussi. Mais surtout cette idée très simple de ne pas demander la permission d’exister. Être là, prendre la place, assumer ce qu’on est, sans chercher à se rendre acceptable.

Ce sont toujours ces mêmes qualités qui me parlent : la présence, le caractère, la tenue.

Marilyn Manson, à part

Et puis il y a Marilyn Manson.
Américain. Et à part.

Ce qui m’intéresse chez lui dépasse largement la musique. Il y a une vraie culture visuelle et cinématographique, une manière de construire une identité par l’image. On sent l’héritage de David Bowie dans la transformation permanente, et un rapport très américain à la mise en scène, au symbole, qu’on peut rapprocher de David Lynch (d'ailleurs la B.O est de MM dans cette bande annonce de Lost Highway) ou Quentin Tarantino.

The Dope Show : l’image selon Marilyn Manson

Le bruit, le mouvement, la musique vitale

La musique n’a jamais été un simple fond chez moi. Je suis incapable de vivre sans. J’ai grandi dans une maison où il y avait toujours du bruit, du mouvement, des gens, de la musique. On est une grande famille, et le silence n’existait presque jamais.

Ce que tout cela dit de mon travail

Tout ce parcours se retrouve directement dans ce que je fais. Je ne pars pas d’un style figé ni d’une tendance, mais d’une manière de faire. J’ai besoin que ce que je crée ait une présence claire, que ça se tienne seul, sans avoir à être expliqué. Il y a souvent ce mélange de calme et de tension, de retenue et d’impact. J’aime le grain, le brut, ce qui n’est pas parfaitement lisse.

Tout ça s’est construit avec le temps. Et aujourd’hui, c’est simplement comme ça que je fais.

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